Je vis et je travaille à côté de Dijon.
Poète collagiste, nourrie de l’art abstrait, de jeux littéraires chers aux surréalistes et à l’OULIPO, je mène une réflexion-expression sur une façon d’être et d’habiter poétiquement le monde.
Je pratique le collage et écrit dans un même élan créateur spontané et intuitif : celui de saisir ce qui se joue ici et maintenant dans cette rencontre entre soi et le monde, entre mon intériorité et l’extérieur. C’est de l’ordre de l’expérience sensible. D’un état d’attention et de présence.
Il s’agit d’un appel à jouer, à se surprendre. A désacraliser le geste poétique. A faire l’expérience jubilatoire d’attraper un poème, qui serait resté suspendu, inexistant, sans ce geste choisi de création.
D’une invitation à réintroduire la poésie dans l’existence pour transformer sa présence au monde.
Avec le collage, geste créatif premier et langage poétique singulier, j’interroge mon rapport au monde en faisant jouer le sens des mots et des images, découpés, déchirés, principalement dans le magazine culturel Télérama.
Avec la poésie attrapée, j’expérimente in situ cet être au monde en poésie. Poème collé, poème caché, poème minute, poème de rue, …
Depuis 2017, j’ai créé Un monde en herbe et j’anime des ateliers de collage et poésie, ainsi que des balades poétiques pour partager ces pratiques, ouvrir le champ infini des possibles poétiques et permettre à chacun.e de jouer et s’approprier une pratique créative émancipatrice.
En 2024, j’ai fondé le collectif Poésie sans merci avec la poétesse Annabelle Larcheveque, dont l’objet est de faire entrer chacun.e en poésie, en désacralisant le geste poétique, par des actions, des ateliers hybrides tels que le comptoir à poèmes ou le banquet poétique, dans un esprit de simplicité et de rencontre.
En 2026, l’exposition « Etat(s) d’être au monde – A chacun sa poésie » a vu le jour.