De l’utilisation du collage comme geste créatif premier et langage poétique singulier pour mener une réflexion-expression sur une manière d’habiter poétiquement le monde.
De la pratique de « poésie attrapée » pour expérimenter cet être au monde en poésie. Poème collé, poème caché, poème minute, poème de rue, …
C’est de l’ordre de l’expérience sensible. D’un état d’attention et de présence. Du point de rencontre entre soi et le monde, entre son intériorité et l’extérieur, ici et maintenant.
Il s’agit d’un appel à jouer, un jeu infini dans lequel le temps n’a plus court. A désacraliser le geste poétique. A faire l’expérience jubilatoire de saisir un poème, qui serait resté suspendu, inexistant, sans ce geste choisi de création.
D’une invitation à réintroduire la poésie dans l’existence pour transformer sa présence au monde.
« Le collage est poésie. »
Jiri Kolar