Étiqueté écologie

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Quels médias pour s’informer sur l’environnement ?

Terra Eco, c’est fini, ai-je pu lire récemment dans la presse. Avec 76 numéros à son actif, le titre met la clé sous la porte, faute de repreneur. On ne va pas se laisser abattre pour autant. Je ne sais pas vous, mais j’ai d’autres sources d’information sur l’environnement. Et j’ai bien envie de vous en faire profiter.

Que dire sur le sort de l’information « environnement » en ce moment ? Dans les médias, le sujet commence à se tailler une belle part. Si l’on veut s’informer sans avoir à trop fouiner à droite et à gauche, c’est possible.

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Changer de vie ici et maintenant, une utopie concrète

 

Un million de révolutions tranquillesLes défricheurs 

Pour ceux qui se demandent comment en tant que citoyens ils peuvent changer la société dans laquelle ils vivent, qui s’intéressent aux initiatives que d’autres citoyens mettent en œuvre partout dans le monde pour créer une société plus solidaire ou pour les autres qui se demandent bien qui peuvent être ces pionniers de nouveaux modes de vie, trois lectures foisonnantes et optimistes, qui donnent des idées et renforcent l’envie d’agir et de s’engager pour le changement social:

  • Un million de révolutions tranquilles de Bénédicte Manier, aux éditions Les liens qui libèrent
  • Les défricheurs, voyage dans la France qui innove vraiment d’Eric Dupin, aux éditions La découverte
  • Le Tour de France des alternatives d’Emmanuel Daniel, aux Editions du Seuil en partenariat avec La Pile, association qui édite Reporterre, le quotidien de l’écologie.

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Initiatives au service de la transition – sélection presse novembre 2014

Je m’intéresse de près aux alternatives et à toutes les initiatives économiques, sociales, innovantes, locales,  qui permettront le changement vers une société plus solidaire et respectueuse de l’environnement.

Et si l’action locale pouvait changer le monde? Si vous en doutiez, d’autres se mettent en marche pour rendre la vie meilleure. La question est soulevée par un article de Télérama qui dresse un panorama de ce qui se fait et propose des lectures pour bien prendre la mesure du phénomène et se lancer à notre tour.

A LA UNE_Grenoble sera la première ville de France sans publicité. Décision salutaire qui mérite d’être soulignée.

Grenoble ville sans publicité en 2015
Présentation de l’initiative par la municipalité de Grenoble

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Quelle place pour l’écologie? – Revue de presse du 6 au 12 octobre 2014

La semaine passée, j’ai sélectionné quelques infos pour vous. Dans cette revue, on parle consommation collaborative, transition énergétique, écologie, travail, économie, mobilité.

INITIATIVES_ Les fruits du voisin consiste à échanger des fruits entre voisins. L’opération a particulièrement bien pris à Fontenay-les-Briis dans l’Essonne où l’on troque non seulement les fruits, mais aussi les légumes, les confitures et les boutures, un vrai troc végétal.

L’échange entre voisins porte aussi sur les outils de bricolage ou de jardinage, des ustensiles de cuisine, des livres, un accès WiFi, etc… En témoigne les 100 sites existants, recensés par le blog de la consommation collaborative. Mention spéciale pour le projet suisse Pumpipumpe découvert sur le blog Ecoloinfo, traduit par « prête moi ta pompe à vélo », qui invite à coller sur sa boîte aux lettres des stickers indiquant les objets que l’on veut bien à prêter à ses voisins. Non seulement pratiques, les autocollants sont vraiment sympas.

Pumpipumpe

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Revue de presse – gaz de schiste – 15/07/13

Les récentes déclarations d’Arnaud Montebourg sur les gaz de schiste ont déclenché la surenchère dans les médias.

Avec l’arrivée de Philippe Martin, nouveau ministre de l’Ecologie, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif a jeté un pavé de plus dans la mare, en remettant au cœur de l’actualité le débat autour des gaz de schiste. Ce sujet « écologique », s’il en est un, déchaîne les passions. Chacun y va de sa plume, pour le pire et pour le meilleur. Les articles contradictoires se multiplient.

Fort à propos, Arte a diffusé mardi soir Gasland, un documentaire à charge sur les gaz de schiste aux Etats-Unis. Revoir Gasland sur Arte +7 jusqu’à demain, mardi 16 juillet 2013.

Arnaud Montebourg fait donc appel aux « écologistes responsables » en proposant la création d’une compagnie publique et nationale d’exploitation des gaz de schiste et estime qu’une technologie d’extraction propre pourra faire l’objet de recherche et être ainsi privilégiée. Selon le ministre, cette agence permettrait d’assurer « le financement de la mutation énergétique du pays ». Lire l’article

De l’avis de Jean-Marie Chevalier, professeur émérite à l’Université Paris-Dauphine où il a dirigé le Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières premières sur Marianne.net « actuellement le point de blocage réside dans la rénovation du code minier, qui permettrait de séparer les autorisations d’exploration et d’exploitation ». Et qu’avant de se priver d’une ressource énergétique potentiellement importante, il faut s’assurer des réelles réserves du sous-sol via l’exploration. Puis, si le prix de ces gaz non-conventionnels était estimé inférieur à celui des fournisseurs actuels de la France, le pays aurait tout à y gagner en termes économiques et de négociation. En revanche, il ne faut pas compter sur une baisse des prix à la consommation et sur la réelle opportunité de financement de la transition énergétique grâce à l’exploitation des gaz de schiste.

Audrey Garric sur Le Monde.fr pose la question : « quelles quantités de gaz de schiste dorment réellement sous nos pieds ? ». Bien que les réserves de gaz de schiste soient estimées à 3 900 milliards de m3 en France, rien n’est définitif dans ces chiffres. Car, seuls l’exploration et des tests de production permettent de déterminer à la fois la productivité de chaque puits – sa quantité en hydrocarbures – et le taux de récupération, qui mesure la partie du gisement techniquement extractible. Et, en France, la fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui disponible pour l’exploration et l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, est interdite depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, en raison de risques pour l’environnement, jugés trop élevés.

Mais, les quantités indiquées en France ont d’ores et déjà été minorées par rapport au 5 100 milliards initialement indiquées en 2011 (- 23 %). Et, les premières estimations de la richesse du sous-sol, sont également remises en cause dans d’autres pays. La Pologne, qui s’était lancée dans des forages exploratoires, a vu ses réserves annoncées divisées par 10. Aux Etats-Unis, les prévisions restent incertaines et les coûts d’extraction ajoutés à l’opposition d’une partie de l’opinion entrent également dans la balance contre les gaz de schiste.

De son côté, l’économiste Thomas Porcher conteste l’intérêt économique de l’exploitation des gaz de schiste et fait valoir sa position. Il n’hésite pas, dit-il,  à « répond[re] à toutes les invitations: celles de tous les médias, mais aussi celles des associations et des mairies, de droite comme de gauche. Les lobbys, eux, ne manquent pas une occasion de faire entendre leur voix ».

Toujours est-il que François Hollande a souhaité clore le débat lors de son discours du 14 juillet en indiquant que, lui président, « il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste ».

Reste qu’il y a eu un sacré buzz pendant 36h pour pas grand-chose de neuf finalement… Dixit le blog « A perdre la raison ».

Pour ma part, lorsque l’on parle de transition énergétique, j’entends changement de paradigme, pas seulement un prolongement des choix économiques énergétiques faits jusqu’à présent. Alors, véritable transition ou écran de fumée ?

Au sujet de cette fameuse transition énergétique, un bel article de Médiapart invite à découvrir l’approche de la transition énergétique d’Amory Lovins, physicien, président et directeur scientifique du think tank Rocky Mountain Institute. La transition énergétique serait non seulement au service du business, mais aussi de la démocratie et de la justice sociale. La question de la décentralisation comme facteur de risque concernant la fiabilité du réseau et l’augmentation des prix de l’énergie n’en est plus une dans l’approche d’Amory Lovins. S’il y a un article à lire aujourd’hui, je vous conseille celui-ci. S’il peut sembler utopiste, il a le mérite d’ouvrir des perspectives.

Pour plus d’articles sur les gaz de schiste, 3 scoop-it veillent :

http://www.scoop.it/t/petrole-et-gaz-de-schiste

http://www.scoop.it/t/stop-gaz-de-schiste-rhone-alpes-nord

http://www.scoop.it/t/schiste2

La précarité énergétique en vidéo

La précarité énergétique, on en parle beaucoup, mais c’est quoi au juste ? Voilà une vidéo pour mieux comprendre le sujet. Elle présente le programme européen de lutte contre la précarité énergétique, Achieve. Avec ici, l’exemple de l’action menée sur le territoire de Plaine Commune (93).

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Dqm8K9lJQn0&w=560&h=315]

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L’Alter Eco Festival 2012, un festival éco-conçu

Au programme de la troisième édition de l’Alter Eco Festival, de la musique, du commerce équitable, du développement durable, de la sensibilisation à la protection de l’environnement et de la convivialité pour mot d’ordre.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de vivre cet évènement qui semble particulièrement festif et fédérateur. Organisé par Alter Eco, acteur majeur du commerce équitable en France, rien ne semble laissé au hasard, avec entre autres un village associatif rassemblant des partenaires de choix pour la sensibilisation au commerce équitable et au respect de l’environnement, le choix de d’une restauration bio, locale et équitable, la mise en place du tri sélectif, la sensibilisation des artistes et prestataires aux éco-gestes, un Bilan Carbone© et la compensation des émissions générées par un programme de reforestation en Amazonie Péruvienne, etc.

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Ecologie et démocratie versus croissance et catastrophes climatiques

Titre ambitieux pour cette première revue de presse, je vous l’accorde. Mais, allons-y, je me lance.

Pour commencer, jetez un oeil sur la tribune « Le genre humain, menacé » de Michel Rocard dans Le Monde du 2 avril 2011. Le pic pétrolier est derrière nous, il a eu lieu en 2006. Et, l’avenir de l’homme est clairement menacé si celui-ci ne fait rien pour changer aujourd’hui. Aussi,  » répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu » pour nos dirigeants qui pratiquent aujourd’hui la politique de l’autruche.

Ici et là, chacun y va de son ouvrage avec la volonté de faire bouger les choses ou tout simplement de se démarquer dans l’offre surabondante de livres politico-socio-économico-climato engagés. Fabrice Nicolino se demande « Qui a tué l’écologie? » et passe au crible les politiques qu’ils jugent complaisantes de Greenpeace, WWF, France Nature Environnement et de la fondation Nicolas Hulot pour tenter de comprendre pourquoi l’écologie reste au point quasi mort depuis de nombreuses années.

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Pour une société de décroissance, Serge Latouche

Notre bonheur doit-il impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation? Pas nécessairement défend Serge Latouche dans son article « Pour une société de décroissance ». La société de croissance telle que nous la connaissons n’est pas soutenable. « Fondée sur l’accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales. « Durable » ou « soutenable », elle demeure dévoreuse du bien-être. C’est donc à la décroissance qu’il faut travailler : à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif. »

Entendons nous bien, la décroissance ne signifie pas nécessairement une régression de bien-être. Il s’agit avant tout de réduire voire supprimer notre empreinte écologique. Puis, de chercher à relocaliser notre économie. Et enfin, d’arrêter la course à la production pour la production. Pour concevoir la société de décroissance  sereine et y accéder, le programme des 6 « R » vient à notre secours: réévaluer, restructurer, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Six objectifs pour un cercle vertueux de décroissance. Utopie pourrait-on dire? Certes, mais chacun peut s’entendre à dire que les fondements du système actuel de croissance ne font plus leurs preuves et qu’il faut chercher ailleurs notre bonheur.

Extrait d’un article du Monde Diplomatique – novembre 2003

LE PLAN B : POUR UN PACTE ECOLOGIQUE MONDIAL, Lester Brown

Un ouvrage pour ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de la planète.

Le Plan B : Pour un pacte écologique mondial - Lester Brown
Le Plan B 4.0 est désormais disponible.

Notre civilisation va-t-elle disparaître ? Aucune économie, aussi technologiquement avancée soit-elle, ne peut survivre à l’effondrement de l’écosystème sur lequel elle s’appuie. Dans ce livre. Lester R. Brown esquisse les contours d’une catastrophe à venir, passant en revue tous les secteurs où l’homme interfère avec son environnement : agriculture, pollutions industrielles et urbaines, énergie, réchauffement climatique. etc. Mais ce réquisitoire implacable ne nous condamne pas à l’inaction : l’auteur défriche les pistes d’un ressaisissement possible, mieux, d’une  » renaissance « . En déployant différemment l’arc des multiples activités humaines selon les principes de la durabilité écologique, Lester R. Brown annonce une restructuration de l’économie qui représente le plus grand défi historique jamais relevé et propose un pacte planétaire qui unit tous les hommes.