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Quels médias pour s’informer sur l’environnement ?

Terra Eco, c’est fini, ai-je pu lire récemment dans la presse. Avec 76 numéros à son actif, le titre met la clé sous la porte, faute de repreneur. On ne va pas se laisser abattre pour autant. Je ne sais pas vous, mais j’ai d’autres sources d’information sur l’environnement. Et j’ai bien envie de vous en faire profiter.

Que dire sur le sort de l’information « environnement » en ce moment ? Dans les médias, le sujet commence à se tailler une belle part. Si l’on veut s’informer sans avoir à trop fouiner à droite et à gauche, c’est possible.

Du côté des généralistes, les articles sortent peu des sentiers battus, mais ont le mérite d’exister. C’est plutôt vers les spécialistes de l’environnement, mais aussi ceux qui valorisent les initiatives d’ici et d’ailleurs en faveur d’une transition économique et sociale qu’il faut aller jeter un coup d’œil. Ils proposent des lignes éditoriales et des modèles économiques qui semblent porter leur fruit. Sans s’emballer, il est possible de vivre en faisant de l’info environnement ! C’est également sans compter sur la multitude de blogs qui proposent de l’écologie pratique.

Un concentré d’information environnement par la Documentation de Radio France

Je ne vais pas vous faire l’inventaire de tout ce qui existe sur l’environnement. En revanche, si vous voulez être exhaustif, la Documentation de Radio France a pensé à vous avec son univers Netvibes dédié à l’actualité environnementale. Une mine d’or, ni plus ni moins.

Les médias généralistes de l’environnement

Chez Reporterre, le « quotidien de l’écologie », c’est Hervé Kempf qui est aux manettes. Le site reste généraliste et aborde tous les thèmes en lien avec l’écologie avec pour moteur la crise écologique. Sans discours partisan, il fait savoir ce qui existe et valorise les initiatives alternatives au système dominant. La chronique du « Jardin sans pétrole » est une vraie bouffée d’air frais.

Kaizen signifie changement (kai) bon (zen) en japonais et le magazine laisse à voir le foisonnement d’idées et de possibilités d’actions pour construire une société écologique et humaine. J’aime beaucoup les choix de thématiques de leurs numéros hors-série « Comment devenir autonome » ou « Je suis heureux et sobre » et les belles illustrations. Pour peu que l’on s’intéresse de près à l’écologie, on reste un peu sur sa faim, mais il met en lumière les initiatives pour un monde nouveau et c’est ce qui compte.

We demain n’est pas exclusivement dédié à l’écologie, mais aux initiatives qui réinventent le monde de demain. Ce n’est pas celui qui a le plus mes faveurs mais certains articles sont très bons à prendre. Voilà le dernier article qui a attiré mon attention : Comment faire pousser 100 kilos de pommes de terre par an sur votre balcon.

Basta revendique son indépendance et son militantisme. Le site a un engagement politique affirmé et s’attaque aux sujets économiques, sociaux et environnementaux. Le nom des rubriques marque ces choix éditoriaux : décrypter, résister, inventer, débattre. Basta propose également un portail regroupant l’actualité des médias indépendants, cette sélection quotidienne permet d’avoir accès à toutes les informations qui nous intéressent. Dernier article qui m’a tapé dans l’oeil : Dans un village de la Drôme, la révolution participative est en marche !

Dans la lignée politique, je rajouterais Fakir, « journal fâché avec tout le monde ou presque » dont la liberté de ton n’est pas toujours du goût de tout le monde mais qui apporte de la fraîcheur au débat! François Ruffin, fondateur de la revue, est à l’origine du jubilatoire film actuellement à l’affiche « Merci Patron ! ». Foncez voir ce film, il fait un bien fou.

Les piliers des revues écologistes

Lorsque j’ai sérieusement commencé à m’intéresser à l’écologie, ce sont ces revues que j’ai consulté. Elles restent relativement confidentielles, mais elles ont une authenticité que l’on ne retrouve pas forcément dans les autres médias.

Silence est une revue associative créée en 1982 qui met en avant le vivre autrement. Elle parle d’écologie, de modes de vie alternatifs et de non-violence en toute subjectivité.

L’Ecologiste est la version française du magazine anglais The Ecologist qui existe depuis 1970. Pour ma part, c’est le numéro 25 du printemps 2008 qui m’a fait découvrir la revue et la simplicité volontaire.

On y retrouve des dossiers complets sur des grands sujets comme « Les petites fermes peuvent-elles nourrir le monde ? », « Comment habiter aujourd’hui ? » ou encore « Pourquoi sortir du nucléaire ? ».

Mensuel associé à un site internet, L’âge de faire a pour particularité son mode de diffusion : depuis son lancement, des particuliers, magasins, associations… achètent chaque mois un certain nombre d’exemplaires, qu’ils revendent parmi leurs connaissances, déposent dans un commerce ou un lieu public. Il témoigne d’expériences alternatives avec un mot d’ordre : la convivialité.

La décroissance, le journal mensuel des objecteurs de croissance. Militant, engagé. Des titres évocateurs provocateurs comme « Transition piège à cons », « Face au mur accélérons ! » ou encore « La COP des malfaiteurs ».

Les pros des initiatives alternatives

Pour la diffusion d’initiatives alternatives pour un monde nouveau, deux sites ont ma préférence : Efficycle et Mr Mondialisation. Leur rythme de parution est étonnant, mais le plus étonnant encore est qu’on ne se lasse pas de ces petites bouffées d’oxygène dans la journée.

Efficycle agrège toute l’actualité du changement sur une seule et même plateforme. Son guide « 2015 en 365 initiatives pour réinventer notre monde » donne un aperçu très riche de tout ce qui se passe dans la société.

Mr Mondialisation, à l’initiative d’un citoyen belge, tour à tour, alerte, fait rêver, donne à penser et me ravit par son éclectisme et son ton enjoué. J’en profite pour vous parler d’un film à sortir qui a attiré mon attention récemment : « Le Potager de mon grand-père » : un hymne à la paysannerie

La presse ESS, version économie sociale et solidaire

Sayyess s’adresse plutôt aux jeunes, mais pas seulement. Il est une vitrine des initiatives de l’économie sociale et solidaire et apporte des pistes concrètes pour passer à l’action. J’adhère vraiment à ce média qui trouve toujours des initiatives vraiment innovantes et peu mises en avant. Sa rubrique « Artivisme » vaut le détour. Exemple avec cet article : Cartoneras: l’édition participative qui cartonne.

Socialter se spécialise dans l’économie nouvelle génération. Son dernier titre «  Un revenu à vie pour tous ? » fait écho avec les sujets du moment. Les entrepreneurs du changement y sont à l’honneur. En parlant d’économie, si ce n’est pas déjà fait, découvrez la nouvelle formule en ligne d’Alternatives économiques, AlterecoPlus.

Trois blogs à retenir

Planet addict est le blog d’une adepte des voyages engagée pour le respect de la planète et en faveur d’un mode de vie plus sain et plus zen. Notre globetrotteuse nous livre ses secrets de voyage, de beauté, de bien-être et on en reprend volontiers. Ses défis créa partagent ses multiples expériences pour adopter un mode de vie plus écologique. L’article, « Le no poo et moi #3: un an plus tard… » me rappelle pourquoi je le suis avec assiduité.

Echos verts offre la possibilité de s’engager dans des pratiques quotidiennes plus écologiques. Ici c’est l’éclectisme des sujets abordés que j’apprécie. Pêle-mêle, quelques articles qui valent le détour :

12 blogs sur le zéro déchet

5 idées pour créer en toute simplicité

Mes astuces pour une garde-robe minimaliste

Même pas mal, le blog d’Anne-Sophie Novel sur la plateforme du journal Le Monde est assez pointu en termes d’initiatives innovantes. J’appréciais particulièrement ses sélections alternatives de la semaine. Il semble qu’elle ne choisisse plus ce format de publication depuis quelque temps.

Dernières trouvailles

Pour finir, trois découvertes récentes qui ne manquent pas de mordant et n’ont pas fini de coller à l’actualité :

Morue moderne est culottée et se lâche sur des thèmes peu abordés. Elle parle notamment de cosmétiques fabriqués soi-même, mais pas que.

Générations Cobayes fait le lien entre pollution environnementale et santé. C’est édifiant et surtout le site propose des alternatives pour être acteur de sa consommation. Une BD humoristique bien vue nous montre « Comment le pétrole a niqué notre libido ».

Famille Zéro Déchet raconte l’épopée d’une famille qui s’est lancée un défi : le zéro déchet au quotidien. Raconté et illustré avec humour, ça ne fait pas de mal.

J’espère avoir éclairé votre lanterne et qui sait vous avoir fait découvrir de nouvelles sources d’information.

N’hésitez pas à laisser votre commentaire.

A bientôt.

 Par Cloé Przyluski

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